« Le revenir », une installation créée pour les Portes Ouvertes des Ateliers à Montreuil 2004
L’installation est un travail sur l’opacité de la mémoire. L’opacité matérielle est concrétisée par l’utilisation d’une housse plastique qui recouvre presque tous les objets, suspendus, de l’œuvre : papier froissé, fil de fer, annaux en caoutchouc, perles, une peluche, aguilles à tricoter… Elle est illuminée de façon parcimonieuse par deux guirlandes qui établissent en même temps l’espace et le chemin de l’œuvre, 10 mètres de long et 3 mètres de large.
"La mémoire est corrompue par le réflexe de déformer nos souvenirs. Ils sont couverts comme par une couche de poussière ou, au contraire, trop propre comme une peluche lavée en machine, privée de son odeur. Dans tous les cas, ils sont froissés, voilés dans la pénombre. Ils tournent et se montrent sous divers angles. Impossible de savoir si ces souvenirs sont vrais ou fabriqués, mais, dans tous les cas, ils nous piquent, ils nous brûlent."